Une Suisse ouverte sur l’Europe et le monde, pour défendre nos emplois et la Genève internationale

Les défis

La plus grande menace pour l’avenir de la Suisse reste les conséquences de la votation du 9 février 2014. Faute de concessions de la part de l’Union européenne, scénario le plus probable, la Suisse sera contrainte de résilier les accords de libre-circulation, ce qui fera s’écrouler l’édifice entier des accords bilatéraux négociés pour sortir l’économie suisse de l’impasse après le refus de l’EEE en 1992. Ces accords bilatéraux ont produit des emplois et de la prospérité en Suisse.

Une mise en oeuvre stricte de l’initiative « contre l’immigration de masse » serait catastrophique pour Genève. Pour rappel, Genève compte 60% d’habitants étrangers. Ce serait également une menace directe pour la Genève internationale avec un possible contingentement des travailleurs et l’application d’une préférence nationale bureaucratique et inutile pour les multinationales, les membres des organisations internationales et les ONG. Avec des contingents trop faibles, les entreprises ne pouvant obtenir ou amener le personnel qualifié dont elles ont besoin n’auront d’autre choix que de délocaliser. La décroissance qui suivra aura pour conséquence une baisse des exportations accélérée par un accès au marché européen rendu plus difficile ou même coupé pour certaines entreprises, comme ce fut le cas pour Swissair dans les années 1990. En une phrase : Genève risque de retrouver le chômage de masse si rien n’est fait pour clarifier et fortifier l’ouverture économique de la Suisse vers l’Europe et le monde.

Mes engagements

  • Améliorer la coordination avec les pays européens pour répondre de manière concertée aux demandes d’asile
  • Si nécessaire, faire voter le peuple sur l’opportunité de maintenir les accords bilatéraux et le principe de libre circulation entre la Suisse et l’Union européenne en cas d’échec du mandat de négociation de l’initiative du 9 février 2014, soutenir des accords bilatéraux supplémentaires (marché de l’électricité entre autres…) pour un accès renforcé au marché européen pour nos entreprises
  • Renforcer les mesures d’accompagnement au niveau suisse pour lutter contres les effets indésirables de la croissance économique, notamment un aménagement du territoire rationnel, une meilleure formation des travailleurs
  • Soutenir la candidature de la Suisse au Conseil de sécurité pour renforcer les relations internationales et promouvoir la paix et les droits de l’homme, dans le respect du principe de neutralité active
  • Améliorer la coordination entre le DFAE, le SECO et la FINMA pour défendre davantage les intérêts économiques de la Suisse à l’étranger