Une voiture à disposition quand vous voulez, tout près de chez vous, que vous pourriez ramener n’importe où sur une place de stationnement en Ville de Genève.  Qu’en pensez-vous ? Avec mes colistiers de l’Entente,  nous proposons un système d’autopartage (car sharing en anglais)  plus attractif pour toute une frange de la population urbaine.

Comme d’autres villes européennes, Genève doit gérer la problématique complexe de la mobilité. La ville se densifie et les véhicules sont de plus en plus nombreux. La moitié des citadins suisses utilisent encore aujourd’hui leur voiture privée pour des distances inférieures à cinq kilomètres. Si rien ne bouge, les bouchons et les problèmes de circulation ne vont qu’empirer…

Pour sortir de cet immobilisme, deux leviers peuvent être actionnés. Le premier est le développement des transports publics. Le second, celui qui doit être exploré et qui est complémentaire aux transports publics, est d’offrir une alternative crédible de transport individuel aux habitants de la Ville de Genève qui ne souhaitent plus être propriétaires d’une voiture. Pour certains besoins et les familles, certains déplacements en voiture restent indispensables.

Quelles sont les limites de l’autopartage actuellement à Genève ? Seules 118 voitures auto-partagées sont à disposition, alors qu’on dénombre quelque 222’400 voitures individuelles immatriculées dans le canton. Par ailleurs, selon où l’on habite, la voiture la plus proche peut être relativement éloignée (et souvent dans un parking sous-terrain), ce qui n’est pas pratique dans beaucoup de situations (courses, bagages, enfants en bas âge,…). L’offre actuelle ne répond pas à la demande potentielle. Ne possédant moi-même pas de voiture et étant utilisateur de car sharing, je constate par exemple que partir avec une auto partagée à l’improviste en week-end est souvent impossible par…. manque de disponibilité des véhicules.

Que faire ? Pour dépasser intelligemment ces inconvénients et donner un coup d’accélérateur à l’autopartage en Ville de Genève, notre idée est de réserver 500 places de stationnement sur le domaine public pour le car sharing. Genève a aujourd’hui 18’275 places bleues. Il y a donc largement de la marge. Les voitures seraient disponibles en free float, cela signifie que les utilisateurs pourraient prendre une voiture et la reposer où bon leur semble, sans obligation de la ramener à une station fixe. Une simple application smartphone permettrait aux conducteurs de localiser facilement la voiture la plus proche.

Ce système existe et fonctionne à satisfaction dans d’autres villes. Et si Genève s’inspirait de Milan (ex : Enjoy), de Bâle (ex : Catch a car) ainsi que des nombreuses villes anglaises (ex : City Car Club), allemandes (ex : Stadtmobil) et hollandaises (ex : Greenwheels) qui ont déjà mis ce système en place ?