La Ville n’est pas un dépotoir, utilisons nos poubelles !

, Guillaume Barazzone

 

Présentation à la presse de la météorite. Crédit photo. P. Gillieron Lopreno

La météorite tombe sur la Plaine…très tôt lundi matin. Crédit photo:www.fresh-design.net

Lundi matin 17 juin 2013,  «  une météorite » de déchets est tombée sur la Plaine de Plainpalais. Elle représente tout ce que jettent au sol les habitants de la cité en trois jours en Ville de Genève (soit env. 35 tonnes de déchets). Autre ordre de grandeur : chaque heure, 500 kilos de détritus finissent par terre. En présentant cette action spectaculaire, je souhaite favoriser une prise de conscience afin d’éviter cette catastrophe environnementale. La Ville n’est pas un dépotoir.

Si nous demandons un geste aux citoyens, l’administration fait aussi un effort. J’ai demandé aux équipes de la voirie de travailler davantage le week-end. Dorénavant, chaque fin semaine, matin et après-midi, du personnel videra les poubelles et nettoiera les parcs. Une mesure indispensable pour une ville plus propre. Ensemble, nous pouvons y arriver !

Cultivons le plaisir végétal

, Guillaume Barazzone

Le jardin itinérant de la place Bel-Air, « made in SEVE »

Les nouvelles places genevoises sont-elles trop minérales s’interrogeait cette semaine le quotidien Le Temps. Et de relayer plusieurs critiques de riverains ou d’habitants qui regrettent le manque de verdure de ces espaces épurés.

Dans le même article, quelques lignes plus loin, l’architecte, concepteur de la place Simon-Goulart répond ainsi à ses détracteurs et d’appeler à la patience puisque les arbres plantés atteindront, un jour, 10 à 15 mètres : « la perception actuelle n’est pas celle que l’on aura dans quelques décennies », affirme-t-il. C’est sans doute vrai, mais faut-il nécessairement attendre 20, 30 ou 40 ans pour voir un peu de vert sur une place qui vient d’être rénovée? Qui peut véritablement se projeter aussi loin? N’est-ce pas un peu trop demander au commun des mortels ? C’est un peu comme si, après un bon repas, on commandait une coupe de fraises et que le garçon nous rétorquait : « Nous allons aller les cueillir, les préparer, demain nous pourrons vous les servir ». Si on ne peut pas mettre des fraises au menu, soyons créatif ! Imaginons autre chose.  Pour les espaces verts, c’est exactement identique.

On sait, tous, que les arbres ont besoin de temps pour pousser. En revanche, il y a plusieurs façons de verdir un espace minéral, un quartier bétonné. Le jardin itinérant de la place Bel-Air, que j’ai imaginé et réalisé avec mes équipes le démontre bien.

Avec quelques bananiers, des patates douces et quelques autres plantes, nous avons  simplement ajouté quelques touches végétales au milieu de la grisaille de Bel-Air. Cela a suffi, je crois, pour que l’on porte déjà un autre regard sur cet espace urbain. Lorsque que j’y passe, je constate que l’atmosphère a changé. Même le béton, entouré de vert, paraît plus beau.  En matière d’espace vert, nous devons cultiver  « l’hédonisme végétal ». Chercher aussi le plaisir immédiat, même si celui-ci est saisonnier et modeste. Cette satisfaction immédiate est parfaitement complémentaire à un travail avec la nature sur le long terme. Il n’y a aucun antagonisme entre les deux.  En tant que magistrat de la Ville de Genève, je suis bien décidé à travailler dans ce sens. Et je ne vous donne pas rendez-vous dans 30 ans, mais bien avant.

150 ans d’espaces verts : cela se fête…en vert !

, Guillaume Barazzone

 

En tant que conseiller administratif du Département de l’environnement urbain et de la sécurité, j’ai la chance d’être en charge du Service des espaces verts de la Ville de Genève (SEVE). Ce magnifique service fête cette année ses 150 ans. Comment marquer le coup ? Comment fêter dignement cet anniversaire?

Mon objectif : mettre du vert dans des secteurs de la ville jusqu’ici dominés par le gris…Pour célébrer ce 150e anniversaire, les équipes du SEVE proposent cet été plusieurs animations et évènements qui vont amener de la verdure dans notre cité.

J’ai ainsi inauguré le Jardin itinérant à la place Bel-Air  le lundi 10 juin. Il se compose de 20 pots géants avec des bananiers, de la patate douce ou encore de l’asperge décorative. Des bancs recouverts de gazon sont aussi à la disposition du public.

Toutes les plantes utilisées dans ce jardin ont été cultivées localement, dans les serres du SEVE, à Vessy. Le jardin se déplacera à travers la ville toutes les deux semaines et ce jusqu’au 2 septembre.

D’ici le 17 juin, le SEVE fleurira le Pont de Machine jusqu’à fin septembre. Dès le 24 juin, plusieurs parcours d’arbres remarquables seront mis en place partout à travers la ville.

Le SEVE lance aussi une application smartphone gratuite « Parcs Genève » (version IOS pour l’instant) qui permettra aux Genevois et aux touristes d’obtenir une multitude d’informations pratiques sur les parcs.

150 ans, 150 bonnes raisons de se balader dans la ville !

 

Les Maires et représentants de Sao Paolo, Sarejevo, Séoul au Palais Eynard

, Guillaume Barazzone

Je publie mon discours prononcé (en anglais) ce jour au Palais Eynard à l’occasion du global platform for disaster risk reduction organisé par l’ONU cette semaine à Genève. Pour démarrer cette conférence internationale, j’ai invité, au nom du Conseil administratif de la Ville de Genève, les maires et représentants locaux qui participent aux travaux. Entre autres les maires et représentants de Sao Paolo, Venise, Seoul, Sarajevo, Nice, Hobart (Tasmanie), ainsi que la Maire de Tevragh-Zeina (mauritanie, Présidente du Réseau des femmes élues locales d’Afrique). Je mentionne entre autres la nécessité d’adapter les moyens des secours-incendie et la tragédie récente des morts au Bangladesh dans une usine de textile..

Mesdames et Messieurs les maires,

Cher-e-s ami-e-de Genève, de la Suisse, et d’ailleurs.

I will continue to speak in English, and trust you will all understand me despite my Swiss/French accent.

I am very pleased to welcome you to the Palais Eynard, at the heart of the City of Geneva. The authorities and my colleagues at the City government are delighted to be able to exchange views on the subject of the disasters that threaten our cities.

How can they be avoided? How can their impact be contained? How can experiences be shared and information circulated? These are some of the questions we will take up during this conference.

Some among you, being informed observers of our country, will say that the main disaster that threatens the city of Geneva, and Switzerland, is the end of bank secrecy. Though I cannot prove them completely wrong, I would point out that this phenomenon has been, for the time being, victimless. Apart from certain movie stars and some tennis players.

My political opponents will tell you that an even greater danger hangs over Geneva: dirtiness. This attack is of the nature that would make any Swiss politician tremble. If on your way here, you have found an empty soda can or picked up an old plastic bag, I would be grateful if you would keep it to yourselves and do not inform the press.

Seriously now, it is obvious that each one of us have our own definition of disaster, closely linked to our experiences, our culture and our environment.

Often, in a good number of countries, global warming has directly or indirectly amplified natural disasters. Certain regions of the globe, from north to south, live under the constant dread of a hurricane, a cyclone, a tidal wave or an earthquake. Each time, tens of thousands of people lose their homes, or worse, their lives.

How can we touch upon this subject without mentioning the dreadful drama in Bangladesh where some 1250 workers lost their lives in the collapse of a garment factory? If we are to be honest, we must admit that though the dead, in this case, are in the south, the real causes of the disaster can be found anywhere around the globe.

This tragedy in Bangladesh is a sad illustration of a global disaster that deserves a global reflection.

How can we make our cities more resilient? Resilience, in its psychological acceptance, as theorized by the French psychiatrist Boris Cyrulnik, has two components: the ability to overcome a trial and the need to draw useful conclusions so as to avoid, to the extent possible, that it happens again.

To reach the second objective, sharing information is of the essence. The main risk in a city like Geneva, which is obviously not immune to an air disaster, a fire or an industrial accident,is to forget that we must constantly learn from others, confront our theoretical certainties to practice and systematically question our rescue models in order to improve them. Being the magistrate in charge of the municipal police and firefighters in Geneva, I am obviously very sensitive to this matter. Thank you again for your presence here in Geneva and, while awaiting the start of our work, I invite you this evening on behalf of the City of Geneva, to share, free of danger, a friendship drink.

Guillaume Barazzone

Je remercie

, Guillaume Barazzone

Je remercie toutes celles et ceux qui m’ont fait confiance lors de cette élection. C’est un honneur pour moi de pouvoir m’engager en faveur des habitantes et habitants de la Ville de Genève. Je me réjouis d’assumer cette nouvelle fonction élective et d’agir dès que possible pour tenter d’améliorer la qualité de vie en ville.

Un grand merci en particulier aux militants du PDC, du PLR et des Vert’Libéraux qui ont été présents à mes côtés sur le terrain tous les matins et les soirs à la rencontre de la population depuis le début du mois de septembre. Cette victoire c’est aussi la vôtre ! Nous pouvons être fiers d’avoir mené une campagne de proximité qui nous a permis d’arriver en tête dans tous les quartiers de la Ville.

Merci!

Que diriez-vous d’une application « Ville de Genève » sur smartphone ?

, Guillaume Barazzone

La Ville de Lausanne a récemment lancé une application Iphone dédiée aux citoyens lausannois intéressés par l’actualité communale. Celle-ci contient une mine d’informations pratiques destinées aux usagers et propose de nombreuses possibilités de divertissements en ville.

Un bon plan dont Genève devrait s’inspirer afin de permettre aux citoyens d’avoir toutes les informations utiles dans leurs poches! Cette application pourrait notamment donner aux habitants de la Ville les informations suivantes :

- l’agenda des manifestations culturelles ;
- l’actualité municipale ;
- le calendrier de ramassage des déchets ;
- les avis de chantier (localisation, durée des travaux, etc.)
- le plan du réseau des transports publics genevois et les itinéraires de pistes cyclables ;
- les offres d’emplois de l’administration ;
- les principales adresses et informations utiles (horaires, etc.) de l’administration municipale;
- le plan des services publics municipaux (bibliothèques, piscines, parcs et jardins, musées, etc).

Notre administration doit vivre avec son temps et se mettre au service de ses citoyens. Plutôt que de multiplier l’impression de centaines de brochures papiers aux coûts exorbitants, elle devrait explorer la piste des nouvelles technologies… une option plus pratique pour le citoyen et plus respectueuse de notre environnement !